Le Conseil des commissaires de la CSMV se prononce en commission parlementaire sur le projet de loi 86

Longueuil, le 23 mars 2016 – Les membres du Conseil des commissaires de la Commission scolaire Marie-Victorin prennent la parole, ce mercredi 23 mars,  dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi sur la gouvernance des commissions scolaires. Ceux-ci tiennent à faire valoir leur insatisfaction concernant le projet de Loi 86, qu’ils ne souhaitent pas voir adopter.

Malgré cela, les commissaires de la CSMV abordent ce nouveau projet de loi avec ouverture au changement. D’abord et avant tout, parce que les structures du réseau de l’éducation, dans son sens large, ont besoin d’être rafraîchies pour s’adapter à l’école de l’avenir.

Pour les élus, il n’est pas question d’analyser ce projet de loi à travers le prisme d’une fonction dont on propose l’abolition, mais de garder une distance objective face au projet de loi et de le questionner sur les besoins et les attentes de la population de notre territoire, de veiller à la pertinence et à la qualité des services éducatifs offerts par la commission scolaire et de s’assurer de la gestion efficace et efficiente des ressources humaines, matérielles et financières.

Dans leur mémoire, les membres du Conseil des commissaires ont fait un exercice à deux niveaux. Ils se sont prononcés sur le projet de loi, qu’ils ne souhaitent pas voir adopter. Puis ils ont tenu à donner leur point de vue sur certains changements proposés dans l’hypothèse où le projet de loi se réaliserait en mettant chaque fois de l’avant les principes suivants :

  • La réussite de TOUS les élèves
  • La place importante des parents
  • La valorisation de la profession enseignante
  • La nécessité du changement
  • La légitimité des commissaires
  • Le besoin de structures démocratiques fortes telles que les conseils d’établissement, le Comité de parents et le Comité des EHDAA ;
  • La représentation régionale
  • « No taxation without representation »

Les élus scolaires souhaitent qu’une réflexion collective et un débat public se tiennent sur l’école de l’avenir pour la définir. « Il faut choisir notre terrain d’atterrissage et quérir l’adhésion, par la participation au débat, de la population et des intervenants impliqués dans notre réseau éducatif avant de décider du véhicule qui nous y amènera. Il faut dégager une vision qui s’appuie sur une connaissance fine des enjeux. », a mentionné la présidente Mme Carole Lavallée.

« En ce sens, la réforme de la gouvernance scolaire nous apparaît prématurée », ajoute-t-elle.

« Qui plus est, combien d’autres priorités s’imposent au ministère de l’Éducation ? » s’interroge la présidente.  Elle ajoute que la réussite scolaire, l’alphabétisation de tous les Québécois, la performance des garçons par rapport aux filles, le renouveau pédagogique sont des priorités majeures qui ébranlent les colonnes du temple de l’éducation et mériteraient pour chacune de ces urgences une corvée nationale d’envergure.

« Comment dans ces circonstances, s’arrêter aux structures ? Et mobiliser autant de cerveaux de qualité autour de cet enjeu à cette étape-ci ? Il faut d’abord se questionner sur les vrais enjeux de l’éducation au Québec. Puis se doter d’une structure qui réponde à ces priorités. Faisons les choses dans l’ordre » suggère Mme Lavallée.

Par ailleurs, la présidente déplore qu’à l’automne 2014, on n’ait pas donné les moyens ni aux candidats de faire connaître leur programme, ni aux électeurs de prendre connaissance des enjeux mis de l’avant par les candidats. Le gouvernement n’a pas non plus tenté de stimuler la participation démocratique, mais a plutôt tenté de l’éteindre à tout jamais.

Dans son mémoire, le Conseil des commissaires y va de plusieurs recommandations et insiste sur l’urgence de la réflexion et du débat public pour dégager une vision globale de l’école de l’avenir basée sur une connaissance fine des enjeux.

« Ce n’est que par un large consensus issu d’un véritable débat public que les Québécois pourront se réapproprier les enjeux de l’éducation et orienter les nouvelles structures du réseau scolaire qui pourra se retrouver et se dévouer entièrement à la réussite scolaire… et préparer la société de demain. », conclue la présidente, madame Lavallée.

Madame Carole Lavallée, la présidente, était accompagnée de M. Michel Gervais, vice-président et des commissaires Paule Froment, David Miljour et Alain Riendeau.

Pour lire le mémoire, cliquez sur le lien : Mémoire CSMV 2016-03-23 v2

À propos de la CSMV

La CSMV offre des services éducatifs à la population des villes de Brossard, de Saint-Lambert et de Longueuil (arrondissements de Greenfield Park, de Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil). Elle scolarise annuellement plus de 34 000 élèves, ce qui la positionne parmi les plus grandes commissions scolaires au Québec. De façon générale, la clientèle issue de l’immigration représente 49,1 % de la population scolaire et provient de 80 pays. Plus de 29 % des élèves n’ont pas le français comme langue maternelle. Par ailleurs, avec plus de 4 000 employés réguliers, la CSMV se classe parmi les plus importants employeurs de la Rive-Sud.

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Source : secteur des communications

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